GRUNENWALD BENJAMIN ARTISTE
PAINTING BY BG
Art. Power. Motion.

36e Escadre - Entre héritage et avenir
Client:
36e Escadre de Commandement et de Conduite Aéroportés – Base aérienne 702 d’Avord
Year:
2026
UNE FRESQUE ENTRE MÉMOIRE, PRÉSENT ET AVENIR
Réaliser une œuvre au sein de la Base aérienne 702 d’Avord représente bien davantage que peindre un mur. Cette fresque a été imaginée comme un véritable récit visuel consacré à la 36e Escadre de Commandement et de Conduite Aéroportés, à son histoire, à ses traditions et à son avenir.
L’objectif était de faire traverser au spectateur différentes époques de l’aviation militaire française en créant un lien permanent entre les machines, les emblèmes et les femmes et les hommes qui ont construit et continuent d’écrire cette histoire.
AUX ORIGINES : LE POTEZ 25
Le voyage commence avec le Potez 25. Avec sa silhouette caractéristique de biplan, il nous ramène aux premières grandes heures de l’aviation militaire et constitue l’un des points d’ancrage historiques de la fresque.
J’ai volontairement choisi pour cet appareil un traitement presque monochrome, fait de noirs, de gris et de blancs, auquel viennent répondre des touches dorées. Les traces de pinceau restent visibles : l’objectif n’était pas de reproduire une photographie, mais de faire surgir l’appareil du mur, comme un fragment de mémoire.
LE POTEZ 63-11 : UNE NOUVELLE ÉPOQUE
Quelques années plus tard dans cette chronologie apparaît le Potez 63-11, appareil français de reconnaissance de la Seconde Guerre mondiale.
Sa présence permet de poursuivre le récit et de montrer l’évolution extrêmement rapide de l’aéronautique militaire. Là encore, l’appareil est traité dans une palette volontairement sobre afin de conserver cette sensation d’archive qui reprend vie sous le pinceau.
QUATRE EMBLÈMES, UNE HISTOIRE
Mais l’histoire d’une escadre ne se raconte pas uniquement à travers ses avions.
Elle vit également à travers ses traditions et les emblèmes hérités des unités qui l’ont précédée. La fresque fait ainsi apparaître quatre figures fortes : la Masse d’armes, le Dogue, le Charognard et le Coq.
Contrairement aux appareils historiques, ces emblèmes prennent davantage de couleurs. Rouge, bleu et nuances plus profondes viennent ponctuer l’ensemble de la composition et créer un dialogue entre l’histoire aéronautique et l’identité de l’unité.
Chacun a été peint comme une œuvre à part entière, tout en restant intégré au récit général de la fresque.
L’E-3F AWACS : LE PRÉSENT
Puis le regard est naturellement attiré vers la pièce maîtresse de la composition : l’E-3F AWACS.
Par sa taille et sa position dans la fresque, il domine l’espace et représente le présent de la 36e Escadre. Son imposant radôme et sa silhouette immédiatement reconnaissable deviennent le point de convergence entre les différentes périodes représentées.
Autour de lui, le ciel, les mouvements de matière et les grandes traces de pinceau donnent à l’ensemble une sensation de vitesse et d’altitude. L’avion ne semble pas simplement représenté sur le mur : il traverse littéralement la composition.
LE GLOBALEYE : REGARDER VERS DEMAIN
Je tenais cependant à ce que cette œuvre ne soit pas uniquement tournée vers le passé.
C’est pourquoi le GlobalEye apparaît également dans la composition.
Sa présence change la lecture de l’ensemble : après avoir parcouru les origines, les traditions et le présent de l’escadre, le regard découvre ce qui représente son avenir.
La fresque devient alors une véritable ligne du temps : le passé, le présent et le futur réunis sur un même mur.
PEINDRE UNE HISTOIRE, PAS SIMPLEMENT DES AVIONS
Artistiquement, j’ai souhaité conserver mon langage pictural : mélanger des éléments très détaillés à des zones beaucoup plus libres, laisser apparaître la matière, les projections, les traces, les lignes et les gestes du peintre.
Le réalisme des appareils rencontre ainsi une peinture plus spontanée et contemporaine.
De près, on découvre les coups de pinceau, les imperfections volontaires et la matière. En prenant du recul, tous ces éléments s’assemblent pour former une scène aéronautique cohérente.
C’est précisément cette dualité que je recherche dans mon travail : le mouvement avant la perfection figée.
UNE ŒUVRE DE TRANSMISSION
Cette fresque est finalement une œuvre de transmission.
Elle rend hommage à celles et ceux qui ont écrit l’histoire de cette unité, à ceux qui la font vivre aujourd’hui et à ceux qui poursuivront cette histoire demain.
Laisser une œuvre de cette dimension au cœur de la Base aérienne 702 d’Avord représente pour moi un projet particulièrement fort.
Une fois les pinceaux rangés et ma signature apposée sur le mur, la fresque ne m’appartient finalement plus vraiment.
Elle appartient désormais au lieu, à son histoire et à celles et ceux qui le font vivre.

















